
LES PRIMEVERES
Réhabilitation de 112 logements
MAÎTRE D'OUVRAGE :
MAÎTRE D'OEUVRE :
ENTREPRISE :
MONTANT DES TRAVAUX :
SURFACE :
PHASES :
DEVELOPPEMENT DURABLE :
LOCALISATION :
CDC Habitat
AOCA
GCC
2 900 000 € HT
8 500 m2
Livré 2024
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Taverny, Val d'Oise (95)​

La Résidence Les Primevères, ensemble de 112 logements édifié au début des années 1980, fait l’objet d’une réhabilitation menée dans le cadre d’un marché de conception- réalisation.
Le projet se déploie dans un contexte urbain contrasté : le quartier du Carré Sainte-Honorine, en lisière du bois du Château de Boissy, mêle habitat collectif dense et zones pavillonnaires. La résidence s’inscrit dans cet équilibre en dialogue avec la Résidence du Bois, voisine, dont les façades de brique participent à l’unité du tissu bâti.
Les bâtiments des années 1980 se distinguent par la présence de façades en brique et de refends en béton. Ces éléments structurants donneau site une identité forte : les briques instaurent une atmosphère chaleureuse, tandis que les refends rythment les élévations, accentuent les jeux d’ombre et assurent un rôle de pare-vue. Préserver cet esprit a constitué le fil conducteur du projet. Contrainte réglementaire majeure, l’article UC 10 du PLU limite la hauteur des constructions à 15 m à l’égout du toit, interdisant toute surélévation des acrotères. Cette donnée a orienté la réflexion vers une transformation qualitative des façades, sans altérer le gabarit existant.
Si les briques d’origine doivent être recouvertes, la réhabilitation exploite ce nouvel état pour mettre en valeur d’autres singularités. Le dialogue avec la Résidence du Bois s’opère par une gamme chromatique harmonisée, travaillée à l’échelle de la travée. Deux teintes dominantes alternent ainsi sur les façades, assurant une lecture séquencée et rythmée de l’ensemble.
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Les entrées se signalent par contraste, renforçant renforçant leur lisibilité depuis l’espace public. Le choix d’un enduit texturé, brossé pour évoquer la rugosité de la brique, traduit la volonté de maintenir un lien avec la matérialité d’origine. Les refends ciselés, valorisés par un jeu de contraste avec l’enduit du corps principal, bénéficient d’un traitement à la peinture biomimétique Lotusan, garantissant leur pérennité.
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L’intervention ne se limite pas à la peau du bâtiment : elle prend en compte les usages. Des balcons opaques en aluminium anodisé assurent une protection visuelle des logements, tandis que les loggias en rez-de-jardin s’ouvrent sur des massifs végétalisés, formant une transition douce avec l’espace public. À l’échelle du détail, la mise en valeur des fonds de loggia par une teinte texturée rappelle la présence de la brique, tandis que les nez de dalle redessinés conservent le rythme d’origine. Ces choix traduisent une volonté affirmée de conjuguer intimité, durabilité et cohérence architecturale.
La réhabilitation de la Résidence Les Primevères témoigne d’une démarche respectueuse de l’existant, qui transforme les contraintes réglementaires en opportunités de valorisation architecturale. Le parti pris privilégie la continuité, l’harmonie et la pérennité, tout en répondant aux attentes contemporaines des habitants en matière de confort et d’intimité. Dans le paysage dense de Taverny, ce projet illustre la capacité d’une intervention mesurée à révéler la qualité d’un patrimoine des années 1980 et à lui offrir une nouvelle actualité urbaine.




