Chantier en cours
Quartier de Thouars
456 logements réhabilités + neufs sur l’un des grands ensembles bordelais. Opération en site occupé pour Domofrance, en phase travaux.
Nous travaillons la matière des villes héritées : barres et tours des
grands ensembles, immeubles tertiaires des décennies passées, équipements
en quête d'une seconde vie, copropriétés des Trente Glorieuses, résidences
encore habitées que l'on rénove sans déloger personne.
Chaque chantier commence par une lecture longue — celle des usages,
des sols et des façades — pour comprendre ce que le site porte en lui avant
d'engager sa transformation. Qu'il s'agisse d'une réhabilitation, d'une
restructuration lourde ou d'un changement de destination, nous cherchons à
régénérer le lieu autant qu'à le réparer : rendre au bâtiment sa dignité
contemporaine, redonner au sol sa cohérence, réinscrire l'édifice dans la
ville.
Nous gardons ce qui mérite d'être gardé, réécrivons ce qui doit
l'être, et parfois reconstruisons ce qui ne peut plus être sauvé.
Chantier en cours
456 logements réhabilités + neufs sur l’un des grands ensembles bordelais. Opération en site occupé pour Domofrance, en phase travaux.
Chantier en cours
Réhabilitation lourde de 41 logements dans une enveloppe des années 1920, pour Périgord Habitat.
Le projet s'implante à Talence, au cœur du quartier de Thouars, un territoire en pleine mutation qui contribue activement à la stratégie d'attractivité de Bordeaux Métropole. Depuis plusieurs années, Domofrance mène une réflexion approfondie sur l'avenir urbain et social de ce secteur. Le projet intègre la démolition partielle de certains volumes et la réorganisation des espaces extérieurs pour créer une véritable résidentialisation du site. Il s'agit d'une transformation durable, conçue pour accompagner l'évolution du quartier et en renouveler profondément l'image pour les cinquante prochaines années. Construite dans les années 1970, la résidence bénéficie d'une position unique à l'interface entre habitat pavillonnaire et collectif, à proximité immédiate du Bois de Thouars. Cette situation confère au lieu un caractère distinctif et pose d'importants défis urbanistiques et architecturaux. Le projet y répond avec pertinence et sensibilité, en intégrant les dimensions sociales, environnementales et techniques essentielles à la réussite de cette transformation. Les objectifs sont clairs : améliorer le cadre de vie des habitants et instaurer un climat de sérénité au sein de la résidence, renforcer l'attractivité et l'identité positive des logements, moderniser le bâti et ses équipements, optimiser les performances énergétiques pour un confort thermique durable. Parallèlement, la préservation de la biodiversité locale et la requalification des espaces publics constituent des leviers important pour redonner au quartier sa cohérence et valoriser ses équipements structurants. Le projet offre une réponse architecturale et urbaine respectueuse de l'histoire du site tournée vers l'avenir, promettant aux habitants de Thouars un cadre de vie réinventé, plus harmonieux et durable.
Particularités / Contraintes
Construction socle actif au RDC, balcons autoportants Démolition d’une travée centrale pour diviser le bâtiment et le rendre plus accessible
Dans cette réhabilitation lourde, où les espaces intérieurs sont entièrement curés et redessinés, le projet architectural prend le parti de déplacer les distributions à l'extérieur, offrant ainsi de nouveaux espaces de vie aux locataires. Cette régénération est une reconfiguration complète de l'expérience résidentielle, où le rapport entre l'extérieur et l'espace intime intérieur est complètement redéfini. Les structures légères conçues dans le cadre de ce projet participent à l'amélioration du confort d'été. Elles sont intégrées dans le jardin et servent d'extensions naturelles aux espaces de vie en respectant et valorisant l'environnement existant. Leur conception bioclimatique, combinant des matériaux comme le métal et le bois, permet une ventilation naturelle optimale, offrant des zones ombragées stratégiques pour une réduction efficace de la chaleur. L'orientation et la disposition de ces structures extérieures ont été soigneusement étudiées pour maximiser les bénéfices de la brise naturelle et offrir une protection contre l'ensoleillement direct. Cette approche permet de maintenir une température ambiante confortable, améliorant significativement le bien-être des résidents pendant les périodes chaudes.
Construite en 1997, cette résidence se caractérise par des façades complexes et une diversité d’appartements, dont de nombreux duplex. Le projet est une rénovation profonde, qui a transformé tant les bâtiments que la galerie marchande. Autrefois sombre et peu invitante, la galerie a été complètement rénovée pour devenir un passage lumineux et attractif, avec l’installation d’un sol en granit clair et d’un éclairage soigneusement étudié.
Cette transformation a eu un impact bien au-delà de l’esthétique. Elle a redynamisé le quartier, attirant de nouvelles enseignes prisées et revitalisant le commerce. Avant la réhabilitation, la galerie était moribonde, mais elle est désormais florissante, illustrant le potentiel de la rénovation architecturale.
La rénovation des façades, notamment celle donnant sur la rue Joineau, a joué un rôle clé dans cette transformation. Le respect de l’architecture d’origine, combiné à l’utilisation de matériaux contemporains et de qualité, comme l’Alucobon Gold irisé pour le bardage, a donné une nouvelle vie à l’espace. L’ensemble des éléments de serrurerie a été relaqué ou remplacé pour maintenir une cohérence esthétique.
La rénovation a inclus les façades et les espaces communs, soulignant l’importance de chaque aspect de l’architecture dans la revitalisation urbaine. Les façades, avec leur bardage en Alucobon Gold irisé, symbolisent ce renouveau. Les parties communes et les halls, autrefois négligés, ont été transformés en espaces accueillants et modernes, devenant des points de rencontre pour les résidents.
Les façades, les espaces communs et les halls reflètent désormais un environnement urbain plus lumineux, plus accueillant et dynamique, contribuant à renforcer le tissu social et commercial qui profitera au quartier.
Réhabilitation de 112 logements à Taverny
La Résidence Les Primevères, ensemble de 112 logements édifié au début des années 1980, fait l’objet d’une réhabilitation menée dans le cadre d’un marché de conception-réalisation.
Le projet se déploie dans un contexte urbain contrasté : le quartier du Carré Sainte-Honorine, en lisière du bois du Château de Boissy, mêle habitat collectif dense et zones pavillonnaires. La résidence s’inscrit dans cet équilibre en dialogue avec la Résidence du Bois, voisine, dont les façades de brique participent à l’unité du tissu bâti.
Les bâtiments des années 1980 se distinguent par la présence de façades en brique et de refends en béton. Ces éléments structurants donneau site une identité forte : les briques instaurent une atmosphère chaleureuse, tandis que les refends rythment les élévations, accentuent les jeux d’ombre et assurent un rôle de pare-vue. Préserver cet esprit a constitué le fil conducteur du projet. Contrainte réglementaire majeure, l’article UC 10 du PLU limite la hauteur des constructions à 15 m à l’égout du toit, interdisant toute surélévation des acrotères. Cette donnée a orienté la réflexion vers une transformation qualitative des façades, sans altérer le gabarit existant.
Si les briques d’origine doivent être recouvertes, la réhabilitation exploite ce nouvel état pour mettre en valeur d’autres singularités. Le dialogue avec la Résidence du Bois s’opère par une gamme chromatique harmonisée, travaillée à l’échelle de la travée. Deux teintes dominantes alternent ainsi sur les façades, assurant une lecture séquencée et rythmée de l’ensemble. Les entrées se signalent par contraste, renforçant leur lisibilité depuis l’espace public. Le choix d’un enduit texturé, brossé pour évoquer la rugosité de la brique, traduit la volonté de maintenir un lien avec la matérialité d’origine. Les refends ciselés, valorisés par un jeu de contraste avec l’enduit du corps principal, bénéficient d’un traitement à la peinture biomimétique Lotusan, garantissant leur pérennité.
L’intervention ne se limite pas à la peau du bâtiment : elle prend en compte les usages. Des balcons opaques en aluminium anodisé assurent une protection visuelle des logements, tandis que les loggias en rez-de-jardin s’ouvrent sur des massifs végétalisés, formant une transition douce avec l’espace public. À l’échelle du détail, la mise en valeur des fonds de loggia par une teinte texturée rappelle la présence de la brique, tandis que les nez de dalle redessinés conservent le rythme d’origine. Ces choix traduisent une volonté affirmée de conjuguer intimité, durabilité et cohérence architecturale.
La réhabilitation de la Résidence Les Primevères témoigne d’une démarche respectueuse de l’existant, qui transforme les contraintes réglementaires en opportunités de valorisation architecturale. Le parti pris privilégie la continuité, l’harmonie et la pérennité, tout en répondant aux attentes contemporaines des habitants en matière de confort et d’intimité. Dans le paysage dense de Taverny, ce projet illustre la capacité d’une intervention mesurée à révéler la qualité d’un patrimoine des années 1980 et à lui offrir une nouvelle actualité urbaine.
Particularités / Contraintes
Isolant bois en façade, réemploi in situ avec remaillage des baignoires
Dans cette réhabilitation thermique et architecturale, le projet Arlac transforme une résidence étudiante des années 90 en un lieu de vie contemporain et performant. L’intervention architecturale prend le parti de requalifier l’enveloppe extérieure tout en préservant l’identité structurelle du bâtiment, créant ainsi une nouvelle lecture du volume dans son contexte urbain en mutation.
Cette régénération constitue une redéfinition complète de l’expression architecturale de la résidence, où le dialogue entre les matériaux naturels et contemporains crée une harmonie visuelle avec le quartier d’Arlac. Le bardage bois aspect «bois brûlé» en façade sud et les panneaux composites dorés du socle établissent un vocabulaire architectural qui articule la transition entre les échelles urbaines du quartier.
L’approche bioclimatique du projet intègre une isolation thermique par l’extérieur performante, combinée au remplacement de l’ensemble des menuiseries. Cette stratégie permet d’améliorer significativement le confort thermique des résidents tout au long de l’année, réduisant les besoins énergétiques et créant des espaces de vie plus sains et plus agréables.
Réhabilitation de 859 logements sur 43 bâtiments dans les Yvelines (78)
Le projet de réhabilitation de la Cité des Fleurs, située dans un méandre de la Seine et intégrée au développement du Grand Paris, vise à transformer et moderniser ce quartier historique. L’objectif est de briser l’isolement de la résidence des Fleurs et de lui conférer une nouvelle identité plus connectée et adaptée aux enjeux urbains actuels.
Pour répondre à ces défis, le projet propose des aménagements extérieurs qui intègrent les orientations et liaisons du nouveau plan urbain. Cette approche flexible permet d’ajuster la réhabilitation en fonction des contraintes et des réaménagements prévus. L’architecture s’adapte à ces évolutions, avec des stratégies telles que l’isolation extérieure, le bardage pour renforcer les façades, et l’amélioration de la performance thermique et du confort d’été. L’architecture contemporaine est un marqueur fort de ce renouveau.
La Cité est divisée en deux quartiers distincts, séparés par la rue des Frères Tissiers. Le quartier ouest, proche des nouveaux quartiers résidentiels et commerciaux, présente des façades minérales en lien avec son contexte. Le quartier est, bordant un corridor écologique, adopte une architecture plus dynamique, évoquant un territoire en transformation. Ces deux styles architecturaux contribuent à affirmer l’identité unique de chaque quartier.
En termes d’aménagements extérieurs, le projet envisage des circulations douces pour relier les anciens et nouveaux quartiers, ainsi que des jardins partagés et des parvis. Ces espaces extérieurs facilitent l’intégration de la résidence dans les quartiers environnants. Le concept de micro-architectures est également central dans ce projet. Ces structures modulables, mesurant 5m x 5m, peuvent adopter divers usages (locaux vélos, poubelles, locaux commerciaux) et s’adapter différents scénarios de réaménagement urbain. Leur conception est à la fois qualitative et durable, avec des panneaux en béton sur structure bois et des toitures végétalisées, améliorant la vue des locataires.
Ce projet vise à transformer la Cité des Fleurs en un espace urbain moderne et intégré, répondant aux besoins des résidents et en s’inscrivant dans un cadre de développement durable et de revitalisation urbaine. Il offre une réponse complète et adaptée aux enjeux du programme tout en valorisant le réaménagement urbain futur et en ancrant durablement la résidence dans un territoire en pleine mutation.
Rénovation des façades d’une barre de logements de 1965 près de la place de la Bastille à Paris 04
Le projet de réhabilitation de la résidence, ancré dans un ensemble immobilier partagé avec un immeuble de bureaux de la RATP et des logements collectifs, se dresse majestueusement au bord du canal. Sa façade, se projetant sur le canal, marque de son empreinte le paysage urbain, façonnant ainsi l’espace qui l’entoure. Elle devient un murmure persistant dans le paysage urbain, sculptant avec délicatesse le canal et ses alentours.
La perception du bâtiment oscille entre dualité et harmonie. Vue du boulevard Bourdon, la façade révèle un socle minéral, fraîchement rénové, surplombé de balcons en encorbellement. De l’autre côté, depuis le jardin du port de l’Arsenal et le Boulevard de la Bastille, la vue embrasse la modernité de l’immeuble, révélant une composition qui dialogue avec le ciel et l’eau.
Le projet est une réflexion née du contexte urbain lui-même – un site privilégié, encadré par le boulevard de la Bastille, le boulevard Bourdon, le bassin de l’Arsenal et les jardins du port de l’Arsenal. La composition des façades a été méticuleusement étudiée pour valoriser cette architecture unique, ces appartements en duplex traversants.
Le socle commun avec les bureaux crée une harmonie visuelle. Cette unité est accentuée dans le traitement architectural. Par contraste, l’identité résidentielle est mise des en exergue. allèges, Le valorisant projet joue les sur espaces le contraste saisissant des logements du Noir/Blanc par un jeu dans de le transparence traitement extérieurs et de reflets. Cette transformation est obtenue par le remplacement des garde-corps existants par des garde-corps en verre.
Ce n’est pas simplement une réhabilitation ; c’est une réinterprétation de l’espace, une réflexion sur la relation entre passé et présent, un dialogue entre le bâtiment et son environnement. Le projet aspire à créer un espace vivant, respirant, qui raconte une histoire – celle du canal, des rues environnantes, des personnes qui y vivent. C’est un engagement envers la mémoire et l’avenir.
le projet de réhabilitation de la Résidence Bel Air à Sannois, est une proposition qualitative, répondant aux défis de l’insertion architecturale, de la facilité de gestion et du confort des usagers. Le projet, s’inscrivant dans un budget maîtrisé, met l’accent sur une approche globale et cohérente.
La Résidence Bel Air, comprenant 5 immeubles, est envisagée comme un îlot, avec une attention particulière portée sur les qualités architecturales des années 70/80, renforçant ainsi l’identité du quartier. Un soin particulier est apporté à l’enveloppe thermique du bâtiment, utilisant des matériaux de premier choix et des techniques avancées pour améliorer la performance thermique tout en respectant l’esthétique originale.
Le projet propose une distinction entre les immeubles, en apportant une singularité à chaque adresse. Cela se manifeste dans le choix des matériaux et des couleurs, avec notamment l’utilisation d’Ecoshapes de chez STO pour créer des motifs créatifs sur les façades. Cela contribue à une harmonie visuelle et à un sentiment d’appartenance des résidents. La facilité de gestion et la durabilité sont également des priorités, avec des solutions spécifiques pour les rez-de-chaussée et un traitement anti-choc des ailettes pour protéger les façades des impacts et salissures. Les circulations intérieures sont valorisées, avec un traitement approfondi des communes pour assurer une cohérence esthétique et fonctionnelle entre l’extérieur et l’intérieur des bâtiments.
Le confort des locataires est abordé à travers des améliorations de l’isolation, la ventilation et la qualité d’air dans les logements. Ces mesures visent à résoudre des problèmes courants tels que les infiltrations et l’humidité, améliorant ainsi significativement la qualité de vie des résidents.
Le projet s’inscrit dans une démarche de conception en BIM, intégrant une mission complète pour optimiser la gestion et la réalisation du projet.
Particularités / Contraintes
ITE courbe sur modénatures, balcons, , couleur en sous face de balcon
Greffe urbaine proche du centre-ville d’Amiens, 159 logements répartis sur 8 édifices en bord de rivière
Le projet «Rives & Nature» à Amiens est un exemple d’intégration harmonieuse de l’architecture contemporaine dans un contexte urbain et naturel, répondant à une série de défis sociétaux et environnementaux contemporains.
Situé sur les Quais Charles Tellier, ce projet comprend 166 logements, répartis sur une surface habitable de 12 266 m², complétés par des espaces extérieurs privatifs tels que balcons, loggias, et terrasses, ainsi que 166 places de parking.
C’est une réponse aux contraintes sociétales, comme les récents confinements qui ont souligné le besoin d’espace, de fonctionnalités domestiques, et d’intimité. Il aborde également le défi du changement climatique, en s’engageant à maîtriser les émissions de gaz à effet de serre et en adoptant une approche d’adaptation climatique. La conception du projet prend en compte l’histoire et la culture de la région d’Amiens, en faisant de la présence des cours d’eau environnants un élément clé de l’intégration paysagère.
Au cœur du projet, l’accent est mis sur le renforcement du caractère paysager avec la présence de la Somme et la coulée verte de la Selle, créant ainsi des vues et des parcours uniques. Le projet favorise également les mobilités douces grâce à des cheminements sécurisés et à l’intégration de commerces en rez-de-chaussée, renforçant le lien entre les résidents et l’espace public.
Sur le plan architectural, «Rives & Nature» utilise des matériaux qui font référence au patrimoine local, tels que la brique, le béton bas carbone, et le bois. Le choix de ces matériaux, ainsi que le système constructif en poteaux-poutres, témoigne d’un engagement envers la durabilité et la flexibilité, permettant d’anticiper et de s’adapter aux évolutions sociétales futures.
De conception bioclimatique, les bâtiments sont principalement orientés au sud, profitant de terrasses qui maximisent les apports solaires en hiver et réduisent la surchauffe en été. La ventilation naturelle, l’isolation externe, et l’intégration de panneaux photovoltaïques en autoconsommation contribuent à la haute performance énergétique du projet.
Malgré sa densité, «Rives & Nature» offre une qualité de vie élevée. La nature est intégrée dans l’habitat, avec des espaces extérieurs privatifs généreux et une conception qui met en valeur le paysage et les vues depuis les appartements. Les logements eux-mêmes sont conçus pour maximiser le confort et la fonctionnalité, avec une attention particulière à la lumière naturelle, aux espaces de rangement pratiques, et à l’organisation des espaces pour faciliter le télétravail.
Dans le sillage des vignobles et des champs de Cadaujac, un héritage riche et fertile, s’est dessiné le principe de l’aménagement parcellaire et de la trame paysagère de ce lieu de vie. Cet héritage, a guidé chaque décision, chaque tracé dans la conception de cet espace.
Les pièces à vivre, orientées Est-Ouest, baignent dans une lumière douce, évitant ainsi l’ombre portée du bois sur la résidence. Ce choix, délibéré, permet aux habitants de profiter pleinement des bienfaits du soleil, tout en vivant en harmonie avec la nature environnante.
Dans l’agencement des lieux, une attention particulière a été portée aux vis-à-vis. Les corridors paysagers, véritables fenêtres ouvertes sur le monde extérieur, s’entremêlent avec des loggias équipées de claustra en claire-voie et des arbres qui filtrent les vues, créant ainsi des espaces de vie intimes, mais connectés à l’environnement.
La densité du projet a été transformée en un atout, un vecteur de bien-vivre ensemble. Des espaces collectifs de qualité – venelles, noues, placettes, orées, sous-bois – marquent le paysage, apportant une singularité à chaque lieu. Ces espaces extérieurs, dédiés à des usages variés, incluent des jardins privatifs, des loggias, des paliers, suffisamment spacieux pour que chaque habitant puisse s’approprier son coin privilégié.
Ce projet embrasse l’habitat dans sa globalité, alliant l’intimité du foyer à la vie sociale du quartier. Le long des venelles, des espaces à vivre sont créés, tissant des liens sociaux et invitant à la rencontre. Chaque site, avec sa centralité marquée par la proximité du local vélo, devient un lieu propice aux échanges, un carrefour de vie.
Dans cet ensemble, chaque élément, chaque détail est travaillé comme un hommage à la terre viticole et agricole de Cadaujac. C’est une célébration de la communauté, un espace où l’individu et le collectif cohabitent dans une bonne harmonie.
Réhabilitation de 360 logements collectifs au quartier d’Émile Dubois à Aubervilliers
Le projet s’inscrit dans une démarche de modernisation du quartier d’Aubervilliers, dont l’image fragmentée appelle à être réconciliée avec son histoire et ses usages contemporains. Les ensembles issus des rénovations des années 1990, caractérisés par une profusion de matériaux, de couleurs contrastées et de jeux graphiques, témoignent d’une volonté d’animer les façades mais au prix d’une certaine cohérence urbaine. Ces interventions, marquées par l’omniprésence du motif carré et par l’imbrication de volumes en brique et enduit, contrastent fortement avec l’expression originelle des barres et tours construites dans l’après-guerre. Issues du rationalisme et de la préfabrication, ces dernières mettaient en avant la simplicité constructive, la fonctionnalité et l’efficacité, sous l’impulsion d’architectes tels que Raymond Lopez ou Michel Holley.
L’opération propose aujourd’hui de renouer avec cette identité, en cherchant à dépasser la logique d’habillage pour retrouver une écriture intemporelle. Elle repose sur la réintroduction d’une trame claire et d’une ordonnance maîtrisée, privilégiant la frugalité et la durabilité des choix architecturaux. Les façades sont recomposées à partir d’une palette sobre — blancs, gris clairs, ponctués d’un jaune pâle — qui restitue une élégance mesurée et renforce l’unité de l’ensemble. Les baies horizontales rappellent la découpe originelle des menuiseries, affirmant un retour à l’ordre et à la continuité.
Dans cette dynamique, les halls retrouvent leur transparence et leur rôle de seuil habité, enrichis de dispositifs contemporains tels que sas thermiques et traitements acoustiques. Les escaliers, réhabilités avec soin, sont valorisés par un travail précis sur les nez de marches et les baffles. Les rez-de-chaussée accueillent de nouveaux locaux vélos et poussettes, clarifient les volumes techniques et intègrent une loge gardien offrant un meilleur contrôle visuel. Ces interventions redonnent une cohérence d’usage et de lecture à des espaces autrefois fragmentés.
Enfin, la matérialité exprime une volonté de concilier mémoire et innovation. Le choix du bardage Equitone Linéa, durable et neutre, associé à l’usage ponctuel de l’enduit et à l’introduction d’un bardage biosourcé Néolife, permet de rationaliser l’image des bâtiments et de relier leurs strates constructives. Le projet devient ainsi un geste de réconciliation entre héritage moderniste et exigences contemporaines, affirmant une architecture à la fois sobre et habitée par la mémoire du lieu.
Réhabilitation de 236 logements répartis sur deux barres en R+12 et R+7, avenue de Flandres à Paris 19
Au cœur de l’avenue de Flandre à Paris, I3F engage une réhabilitation profonde de 236 logements. Il s’agit d’une régénération urbaine qui cherche à redonner souffle à un patrimoine tout en améliorant durablement le cadre de vie des habitants. L’intervention s’attaque à des pathologies structurelles et fonctionnelles — infiltrations, fissures, obsolescence des équipements — et transforme ces contraintes en opportunités pour réinventer un ensemble résidentiel au cœur de la capitale.
La démarche met l’accent sur les locataires, avec une attention constante à la limitation des nuisances et à la clarté des échanges, afin que la réhabilitation soit vécue comme une amélioration tangible du quotidien. Les façades sont redessinées en se souvenant du projet d’origine pour offrir une nouvelle épaisseur, un rythme renouvelé, une présence plus affirmée. Les halls, reconfigurés et baignés de lumière, deviennent des lieux d’accueil ouverts et clairs, tandis que les cheminements sont repensés pour fluidifier les relations entre logements et quartier.
L’opération souhaite l’atteinte du label BBC rénovation 2021, avec une réduction de moitié des consommations énergétiques grâce à l’isolation thermique par l’extérieur, au raccordement au réseau CPCU et au remplacement des menuiseries. Le confort est renforcé par l’ajout de persiennes et volets, tandis que la biodiversité s’invite dans les espaces extérieurs transformés en jardins vivants, enrichis de toitures végétalisées, de nichoirs et d’essences variées. Ces interventions redéfinissent la relation entre bâti et sol, entre habitat et paysage urbain.
À cette dimension énergétique et écologique s’ajoute une volonté d’inclusion et d’adaptation : création d’un logement PMR, mise aux normes des halls, ajout d’espaces partagés. Les réseaux techniques, modernisés et sobres, s’accompagnent d’une gestion raisonnée des ressources : réemploi de matériaux, analyse du cycle de vie, recours à des filières locales. Le projet affirme ainsi une vision globale où patrimoine, durabilité et confort d’usage se rencontrent, dessinant un modèle de réhabilitation exigeante et responsable.
Réhabilitation de 229 logements répartis sur 3 barres et 5 tours de 1966, et un programme de 29 logements neufs à Libourne (33)
La requalification de la résidence Peyronneau portée par Gironde Habitat engage une transformation profonde de ce patrimoine construit dans les années 1960 par le cabinet Fargues, inspiré des préceptes de la Charte d’Athènes. Composée de 229 logements répartis sur huit bâtiments dont une tour de huit étages, la résidence se trouve aujourd’hui confrontée à des difficultés structurelles et urbaines, entre pathologies techniques, enclavement et stigmatisation sociale. Le projet entend y répondre par une démarche globale, inscrite dans le cadre d’un Marché Global de Performance, qui conjugue réhabilitation, construction neuve et requalification des espaces extérieurs, le tout en site occupé.
L’opération cherche à réintégrer la résidence dans son environnement urbain en travaillant sur les rez-de-chaussée, jadis sur pilotis et souvent détournés de leur usage initial. Transformés en locaux associatifs, médicaux ou dédiés à la petite enfance, ces socles deviennent les supports d’une vie collective renouvelée et participent à la résidentialisation de l’ensemble. Le désenclavement du site se traduit par la clarification des seuils, la création d’un parvis, la pacification de la circulation et le développement d’une grande promenade piétonne est-ouest, ponctuée de lieux de convivialité. L’infrastructure verte se renforce, valorisant la trame arborée existante et intégrant de nouveaux espaces plantés.
La réhabilitation souhaite un haut niveau de performance énergétique BBC Rénovation et une réduction du risque de précarité énergétique. Les solutions techniques privilégient la sobriété et la durabilité : isolation par l’extérieur, raccordement au réseau de chaleur, menuiseries performantes, production photovoltaïque pour compenser les consommations des parties communes, gestion de l’eau de pluie pour l’arrosage. Le confort d’été est garanti par des dispositifs passifs, et l’accessibilité renforcée grâce à de nouveaux ascenseurs et à l’adaptation de logements aux normes PMR.
Au-delà des aspects techniques, le chantier est pensé comme un levier social et environnemental. Charte de chantier à faibles nuisances, gestion raisonnée des déchets, accompagnement personnalisé des résidents et insertion professionnelle sont intégrés au processus. Plus de trois mille heures d’insertion sont prévues, faisant du projet un vecteur d’opportunités autant que de rénovation. La requalification de Peyronneau devient ainsi un modèle de régénération urbaine, où performance énergétique, confort résidentiel et cohésion sociale se conjuguent pour offrir une nouvelle vie à un grand ensemble des Trente Glorieuses.
Transformation du quartier des Aubiers (Bordeaux), barres de logements de 1970 en R+18. Démolition de la dalle de parking pour créer un « socle actif » de commerces et de services, réhabilitation des logements existants autour des principes de lumière, couleur et transparence. Amélioration du confort des habitants, modernisation des usages des espaces communs et nouveaux aménagements paysagers.
Ce quartier, caractérisé par son architecture patrimoniale emblématique des années 1970, présente des volumes aux géométries simples, mais solides et durables. La rénovation de ce patrimoine, conduite par Domofrance, vise à réhabiliter le patrimoine et à transformer la dalle abritant des parkings en une nouvelle place des Aubiers.
Le projet s’articule autour de plusieurs axes clés : la préservation de la singularité du patrimoine tout en garantissant l’harmonie et l’intégrité de l’ensemble du quartier, une démarche de développement durable centrée sur l’humain, et l’adoption d’une approche bioclimatique pour s’adapter aux enjeux environnementaux contemporains. L’ajout de nouveaux éléments, comme des brises soleil, vise à améliorer le confort tout en respectant l’architecture originale.
La réhabilitation des logements et des parties communes est un aspect central du projet. Elle inclut la valorisation de la lumière et de la couleur pour transcender le patrimoine existant, tout en respectant l’écriture architecturale originelle. La rénovation des façades et la création d’une fresque monumentale sur un des pignons renforcent l’identité du quartier et impliquent les habitants dans une démarche participative.
Le projet accorde une importance particulière à la lumière, la couleur et la transparence, des éléments clés dans la restructuration et la réhabilitation du quartier. L’intervention sur les façades, l’utilisation de nouveaux bardages et le traitement des espaces communs visent à créer des espaces plus accueillants et sécurisés.
La réorganisation des espaces publics et commerciaux est également un aspect crucial du projet. La suppression de la dalle de stationnement transforme la morphologie du cours des Aubiers, créant une nouvelle place dynamique. Cette réorganisation offre une meilleure visibilité et fonctionnalité aux locaux commerciaux et d’activités, tout en intégrant harmonieusement ces espaces dans le tissu urbain existant.
Le projet vise également à repenser l’interface entre l’espace privé et public en tenant compte des nouveaux modes de vie et des besoins des résidents. Ceci inclut la création d’espaces de e-conciergerie, le réaménagement des paliers et la restructuration des logements pour offrir un cadre de vie plus confortable et adapté aux tendances actuelles.
Au cœur du quartier Saint-Exupéry, le projet de réhabilitation de logements s’inscrit dans une vaste opération de renouvellement urbain. Dans ce lieu, le temps a laissé son empreinte, les voies sont mal calibrées, les façades vieillissantes, et les espaces extérieurs négligés qui racontent une histoire d’abandon et de désuétude.
Le projet, propose une réponse qui nourrit l’aspiration au changement. Il reconnaît les défis du quartier, où les pieds d’immeubles, loin d’être des lieux de vie, reflètent un paysage urbain peu attractif. La proposition de réhabilitation embrasse un patrimoine au sein d’une ville aux typologies variées, marquée par des toitures en pentes et des constructions en terre cuite. Cet héritage est réinterprété de manière contemporaine, où l’utilisation de la terre cuite en toiture, réalisée en tuiles plates blanches, et un calepinage en socle de bâtiment évoquent les proportions de la brique locale.
Ce projet transcende la notion traditionnelle de l’habitat. Il ne se limite pas à la sphère privée du logement mais s’étend au jardin, et par extension, englobe le quartier tout entier. Il accorde une attention particulière au frontage urbain des immeubles, transformant cet espace de transition entre la rue et le hall en un lieu de vie. L’enduit, appliqué de manière différenciée, laisse transparaître des contours de baies, comme pour dessiner des fenêtres sur le monde extérieur.
La loge, élément intégré et en lien direct avec l’espace public, contribue à l’animation de la rue. Elle devient un point de rencontre, un cœur vivant dans le tissu urbain, participant activement à la vie de quartier. Ce projet réinvente l’espace, il redéfinit l’habitat au sein de la ville. Il offre une nouvelle perspective sur la manière dont les espaces peuvent être transformés pour enrichir la vie quotidienne des résidents.
À travers ce projet, le quartier Saint-Exupéry va renaître, les rues, autrefois témoins de l’abandon, deviennent des lieux de convivialité, de rencontre, et de partage. C’est une transformation qui va au-delà de la simple rénovation physique ; c’est un renouveau de l’esprit, une renaissance de l’âme du quartier.
Nos projets commencent par une enquête : structure, usages, matière, mémoire. Au-delà de l'obligation réglementaire, nous formalisons des engagements concrets envers le patrimoine bâti, les habitants et la planète — chacun suivi, chiffré, publié.
Relevés fins, analyses structurelles, écoute des habitants. Chaque bâtiment est un document à relire avant de le corriger.
La matière déjà là est une ressource. Nous interrogeons chaque démolition, chaque remplacement, chaque ajout.
Les grands ensembles ont une architecture. Nous révélons leurs qualités plutôt que de les recouvrir d'un discours nouveau.
Isolation bois, chanvre, terre crue, laine de bois. Filières locales privilégiées quand elles existent. Documentation des provenances.
Priorité systématique à la réhabilitation sur la démolition-reconstruction. Bilan carbone sur chaque projet. Objectif : ≤ 600 kgCO₂e/m² sur les réhab. lourdes.
Publication des retours d'expérience, enseignement, participation à la recherche sur la réhabilitation du patrimoine du XXᵉ siècle.
Nous concevons avec les habitants présents. Planning, phasage, nuisances, communication : le chantier fait partie du projet.
Réunions d'information, permanences sur site, référent habitants. Chaque phase est annoncée, expliquée, ajustée avec les locataires.
Protocoles bruit, poussières, propreté. Horaires respectés, accès maintenus, protection des parties communes. Tri et valorisation des déchets.
Visite-retour à 6 mois et 12 mois. Carnet d'entretien remis aux habitants. Ajustements pris en charge dans le cadre du parfait achèvement.
2 rue du CouventArchitecte DPLG, Olivier Cabanes exerce depuis vingt ans, d'abord à Paris puis à Bordeaux comme architecte associé dans plusieurs structures, avant de fonder AOCA en 2016. L'agence rassemble aujourd'hui sa pratique autour d'une conviction simple : on ne démolit plus, on transforme.
Cette conviction se décline sur trois familles d'opérations. La régénération des grands ensembles habités — réhabilitation lourde du logement social, traitement des abords, densification douce — reste le cœur historique de l'agence. À cette pratique se sont ajoutées les restructurations lourdes de bâtiments tertiaires ou d'équipements, qui touchent aux volumes, aux distributions et aux usages, et les opérations de changement de destination : bureaux convertis en logements, friches reconverties en lieux culturels, patrimoine bâti adapté à de nouveaux programmes.
Les commanditaires sont aussi bien des bailleurs sociaux engagés dans le renouvellement urbain — Domofrance, CDC Habitat, 1001 Vies Habitat, Périgord Habitat, RATP Habitat — que des maîtres d'ouvrage privés et publics sur des opérations tertiaires ou culturelles. Toutes partagent une exigence commune : une intelligence du site, du patrimoine et des usages.
33000 Bordeaux
Gironde · France
75017 Paris
Île-de-France · France
SIRET — Siège 81899483200074 · Paris 81899483200041